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AG des actionnaires d'Euro Disney: parade finale pour Mickey

AFP
by Katia Dolmadjian

L'assemblée annuelle des actionnaires d'Euro Disney, ce vendredi, pourrait être la toute dernière, la maison-mère américaine devant lancer fin avril une offre publique d'achat (OPA) pour reprendre le contrôle complet de sa filiale française accablée par la dette.

"Cette AG est forcément un peu spéciale, j'ai eu énormément de questions de la part de petits actionnaires qui se demandent s'ils doivent vendre leurs titres ou pas, et ce qu'il va se passer ensuite", indique à l'AFP Edith Zemirou, présidente de l'Association des petits porteurs d'actions Euro Disney (Appaed), qui représente quelque 0,1% du capital.

Au Centre des Congrès de Disneyland à Marne-la-Vallée, dès 9H30, les petits porteurs pourraient être plus nombreux que d'habitude à assister à l'AG, même si l'OPA qui les préoccupe ne figure pas à l'ordre du jour officiel.

Le 10 février dernier, le groupe américain The Walt Disney Company (TWDC) - progressivement monté au capital de sa filiale française et qui en détient désormais 85,7% indirectement - avait annoncé par surprise son intention de lancer une offre publique d'achat sur la totalité du capital restant (14,27%), soit 111 millions de titres.

Cette OPA sera ouverte du 26 avril au 23 mai, avec un prix d'achat de deux euros par action. Et si la maison-mère américaine réussit à atteindre le seuil de 95% du capital d'Euro Disney, elle retirera le titre de la cote d'Euronext Paris.

TWDC initiera ensuite une énième recapitalisation du gestionnaire du parc Disneyland Paris - d'un montant maximum de 1,5 milliard d'euros - dans le but de réduire sa dette qui dépassait le milliard d'euros à la fin de l'exercice clos en septembre 2016.

Depuis l'ouverture de l'énorme complexe il y a 25 ans, la maison-mère a multiplié les injections d'argent frais, en vain. Et c'est sur une perte nette record (858 millions d'euros) que la filiale française a bouclé son exercice 2016, notamment perturbé par une baisse de fréquentation liée aux suites des attentats.

- Vendre ou pas' -

Reste à savoir quelle sera l'attitude des actionnaires qui détiennent les 14% du capital visés par TWDC - majoritairement des fonds d'investissement français et étrangers.

Interrogée par l'AFP, la société de gestion Ciam, qui via son fonds Cima détient 1,2% d'Euro Disney, ne souhaite pas pour l'instant faire part de sa décision concernant l'OPA.

Cima - qui a multiplié les plaintes et recours en justice ces dernières années pour dénoncer les "prélèvements excessifs" opérés selon lui par TWDC - a cependant écrit début mars un courrier aux membres du conseil de surveillance du groupe français.

Le fonds dénonce notamment une "stratégie qui vise à l'évidence à servir les intérêts financiers de la maison-mère au détriment des actionnaires minoritaires mais aussi de la société Euro Disney elle-même, TWDC cherchant à évincer les derniers minoritaires en les contraignant à apporter à la nouvelle offre (leurs titres), sous peine de devoir subir une forte dilution postérieurement".

Du côté des petits actionnaires de l'Appaed, selon sa présidente "un certain nombre a décidé de ne pas vendre, quitte à tout perdre à la fin".

La valeur de l'action, introduite à la Bourse de Paris en 1989, n'a cessé de faire le yoyo, atteignant un sommet de 72 euros en septembre 2003 et son plus bas niveau (1,03 euro) en novembre 2016.

Les actionnaires n'ont touché qu'une seule fois un dividende, de quelques centimes de francs, dans les années 1990.

Malgré ce calvaire boursier, le succès du parc auprès des touristes ne se dément pas : en 25 ans, la première destination touristique privée d'Europe a enregistré 320 millions de visites, soit plus que la Tour Eiffel et le château de Versailles réunis.

Article

English

Paris - The annual meeting of shareholders of Euro Disney this Friday could be the last, the US parent company to launch a takeover bid (OPA) in late April to take over full control of its overwhelmed French subsidiary By the debt.

"This GA is necessarily a bit special, I have had a lot of questions from small shareholders who are wondering if they should sell their securities or not, and what will happen next, AFP Edith Zemirou, chairman of the Association of Small Shareholders Euro Disney (Appaed), which represents some 0.1% of the capital.

At the Disneyland Convention Center in Marne-la-Vallée, as of 9:30 am, small porters may be more likely than usual to attend the GA, even if the OPA that concerns them is not on the order of Official day.

On February 10, the American group The Walt Disney Company (TWDC) - gradually rising to the capital of its French subsidiary and now holds 85.7% indirectly - announced by surprise its intention to launch a takeover bid on The total remaining capital (14.27%), ie 111 million shares.

The offer will be open from April 26 to May 23, with a purchase price of two euros per share. And if the US parent company manages to reach the 95% threshold of Euro Disney's capital, it will withdraw the stock of Euronext Paris.

TWDC will then initiate an umpteenth recapitalization of the Disneyland Paris park manager - up to a maximum of € 1.5 billion - with the aim of reducing its debt by more than € 1 billion at the end of the year ended September 2016.

Since the opening of the enormous complex 25 years ago, the parent company has multiplied the injections of fresh money, in vain. And it is on a record net loss (858 million euros) that the French subsidiary closed its 2016 fiscal year, particularly disrupted by a decrease in attendance due to the aftermath of the attacks.

- Sell or not '-

It remains to be seen what will be the attitude of the shareholders who hold the 14% of the capital targeted by TWDC - mostly French and foreign investment funds.

Questioned by AFP, the management company Ciam, which via its fund Cima holds 1.2% of Euro Disney, does not wish to announce for the moment its decision on the takeover bid.

Cima - which has multiplied the complaints and appeals in recent years to denounce the "excessive levies" carried out according to him by TWDC - nevertheless wrote in early March a letter to the members of the supervisory board of the French group.

The fund denounces, in particular, a "strategy which clearly aims to serve the financial interests of the parent company to the detriment of the minority shareholders but also of the Euro Disney company itself, TWDC seeking to oust the last minority by compelling them to To the new offer (their securities), under penalty of having to undergo a strong dilution later ".

As for the small shareholders of the Appaed, according to its president "a certain number decided not to sell, even to lose everything in the end".

The value of the share, introduced on the Paris Stock Exchange in 1989, has continued to do yoyo, reaching a peak of 72 euros in September 2003 and its lowest level (1.03 euros) in November 2016.

Shareholders received only one dividend, a few cents, in the 1990s.

Despite this stock market calamity, the park's success with tourists has not stopped: in 25 years, Europe's number one tourist destination has recorded 320 million visits, more than the Eiffel Tower and the Versailles castle combined.

AFPNadejda Rakovska