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International Press Coverage of CIAM

Un vent de défiance souffle sur la gestion alternative

Les Echos

Par Anne-Sophie d'Andlau et Catherine Berjal (CIAM)

Calpers vient d'annoncer sa décision de sortir ses 4 milliards de dollars investis dans des « hedge funds ", ce qu'il justifie par le manque de performance, la trop grande complexité des produits et des frais de gestion élevés. Calpers a-t-il eu raison de quitter les « hedge funds » ? Tout d'abord, dire que les performances des « hedge funds » sont insuffisantes ne signifie pas grand-chose. Quels « hedge funds » et sur quelle période ? Ainsi, la performance de l'indice Credit Suisse HF dépasse, sur dix ans, celle des indices actions (84,7 % contre 77,6 % pour le S&P 500 et 17,5 % pour l'Euro Stoxx). Sur une période plus courte, depuis la reprise des indices boursiers de janvier 2009, la performance des « hedge funds » est de 57 %, contre 93,7 % pour le S&P 500 et 32 % pour l'Euro Stoxx. Par conséquent, sur le long terme, les « hedge funds " ont une performance supérieure à celle des indices car ils ont mieux résisté à la crise de 2008.

Quant à la complexité des stratégies et à la diversité des sous-jacents, il est vrai que la liquidité, la volatilité et la performance des « hedge funds " peuvent être très différentes. Un « hedge fund » caymanais, Global Macro, ne peut en rien être comparé à un « long/short Ucits » luxembourgeois. L'univers des « hedge funds " est donc très vaste. Pour un investisseur, le nerf de la guerre repose donc sur sa capacité à les sélectionner et il est souvent plus facile de privilégier certains critères (comme la taille) au détriment de la performance, car les moyens nécessaires à une sélection parfaite sont très importants et onéreux.

Pour finir, l'argument des frais de gestion élevés. Tout d'abord, les performances publiées sont nettes de frais de gestion. De plus, les commissions de performance alignent les intérêts de l'investisseur et du gérant, ce qui limite les conflits d'intérêts. Enfin, il est rare que les « hedge funds » prélèvent des commissions d'entrée et de sortie comme le font certains fonds traditionnels.

Sortir aujourd'hui de cette catégorie d'investissement peut s'avérer périlleux, car la période que nous abordons risque d'être plus difficile pour les stratégies classiques de taux et d'actions. C'est d'ailleurs le pari de Harvard Business School et d'autres universités américaines, qui vont, au contraire de Calpers, augmenter leurs investissements dans les « hedge funds ». Fonds de pension contre universités d'élite... à chacun de choisir son camp !

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Les EchosNadejda Rakovska